Étiquette : Nouvelle
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8. Le goût amer du chocolat chaud
Elle regarda la barista qui lui tira la langue. Ce à quoi Sarah répondit en plaçant deux doigts face à ses yeux, puis la pointa. — Dis-moi pas que tu vas avoir du beef avec les baristas en plus ? — Elles font exprès.
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7. Le goût du sang et du café froid
En se regardant dans le miroir, il fit un petit saut. Son visage tuméfié donnait l’impression d’un combat de boxe. La lèvre fendue, une énorme ecchymose sur la joue gauche et des points de suture sur le front au-dessus de l’œil droit
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6. Rachel sous la pluie
Ses soirées chez Antoine étaient chaque fois différentes. Souper barbecue, repas quatre services et, souvent, recettes italiennes réconfortantes. Elle ne manquait pas une occasion de se perdre dans les bras de son hôte préféré.
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5. La dernière station-service avant rien
Sur la porte vitrée, il y avait un écriteau « Open ». Maude poussa la porte, puis entra dans le dépanneur-station-service qui, de toute évidence, n’avait pas changé depuis les cinquante dernières années.
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4. L’addition était pour deux
Antoine ne répondit rien. Il se contenta de prendre une gorgée de vin. Florence arriva en silence avec les assiettes. Elle déposa d’abord la pizza devant Antoine, puis ensuite le spaghetti devant Fred.
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3. Un corbeau dans les feuilles.
Ils se rendirent au centre de l’accueil. Sur le sol, gisait Maurice Leroux, 63 ans, propriétaire de la pourvoirie Renard.
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2. Deux verres, un lit.
Antoine gara l’El Camino noire dans l’espace de stationnement devant une des chambres : la 109. Il sortit en premier. Ses souliers, propres, se couvrirent immédiatement de sable.
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1. Le gâteau de Fred.
Rachel tournait en rond. Elle finit par ouvrir le frigidaire et prendre des bières, en offrant une à tout le monde.
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Vautours et Rital
Un nuage de poussière s’élevait au loin. Une voiture filait à toute allure. Ça aurait été cliché de dire que c’était une El Camino noire. C’était une El Camino noire…
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Memento Mori… Finale
Elle lui sourit, déposa son sac sur la chaise et s’assit à côté. Ses mains se posèrent sur la table, silencieuses. Christophe la regarda à peine, épuisé par la vie.